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Comprendre l’Intelligence Relationnelle® de François Le Doze

L’Intelligence Relationnelle® du Dr François Le Doze (Self Thérapie Formation) est une modèle thérapeutique assez récent, intégratif, combinant plusieurs apports, neurologiques, psychologiques, thérapeutiques.

Qui est le fondateur ?

François Le Doze : neurologue de formation, psychothérapeute, ancien formateur IFS.

Il a développé le modèle à partir de sa pratique clinique ainsi que des dernières avancées en neurosciences.

L’idée de base

Nos blessures relationnelles (souvent liées à l’attachement et aux traumas) continuent d’influencer notre manière de penser, de ressentir et d’agir, même des années plus tard.

L’intelligence Relationnelle®, c’est la capacité à se relier à soi et aux autres depuis un espace intérieur apaisé, en réparant les blessures d’attachement grâce à une relation thérapeutique incarnée et sécurisante.

Fondement théoriques

Voici les grandes sources ou influences du modèle de l’Intelligence Relationnelle®, les piliers sur lesquels il repose.

Internal Family Systems (IFS)

L’idée qu’en chacun de nous il y a des « parts » (parties) – des sous personnalités, des aspects de soi – qui peuvent être en conflit ou en dysfonction.

Le « Self » comme instance de conscience, capable de guider, d’apaiser et de coordonner ces parts.

Théorie de l’attachement

Les blessures d’attachement (dans l’enfance par exemple) peuvent laisser des traces durables dans la façon dont on se relie aux autres, dans la sécurité intérieure.

Le modèle vise à « refaire de l’attachement sécure » ou à restaurer un sentiment de sécurité relationnelle.

Théorie Polyvagale

Le fonctionnement du système nerveux autonome : comment il régule ou dysrégule les émotions, le stress, les réponses de fuite / lutte / immobilisation.

Prendre en compte ces dimensions physiologiques / corporelles, pas seulement les pensées ou le verbal.

Neuroplasticité / neurosciences récente

L’idée que le cerveau reste capable de changer, de se « réparer », à condition d’un environnement (relationnel, physique) suffisamment sécurisant.

Utiliser des techniques pour favoriser ce changement : par exemple le travail sur les parts / blessures, la reconsolidation mnésique, etc.

Ce que fait concrètement la thérapie

Voici comment ça fonctionne, ce à quoi on s’attache dans les séances, ce que l’on cherche à développer :

Sécurité relationnelle : Créer une relation thérapeute – patient où le patient se sent suffisamment en confiance, sécurisé, accepté, dans le corps comme dans le psychisme. Cela permet d’explorer les zones sensibles (trauma, attachement, souffrance) sans être submergé.

Exploration des parts internes : Accompagner le patient dans la reconnaissance de ses différentes parties internes (celles qui poussent, critiquent, protègent, se bloquent, etc.), de leurs motivations, de leurs peurs, etc.

Travail corporel / physiologique : Puisque le modèle prend en compte le système nerveux autonome, il y a un usage de techniques pour repérer les réactions corporelles, réguler l’état physiologique (respiration, activation / désactivation, etc.)

Métacognition & intersubjectivité : Métacognition : rendre explicite ce qui est implicite, ce qui se passe dans le « non dit », ce qui se vit mais n’est pas formulé.
Intersubjectivité : La relation thérapeutique devient un miroir, un espace partagé où ce qui arrive au patient est (en partie) vécu, résonne, est régulé en lien avec le thérapeute. Le thérapeute ne reste pas « extérieur », il est dans la relation, dans le corps, dans l’écoute, etc.

L’objectif

Guérir les traumatismes (t compris complexes), résoudre les conflits internes, restaurer un attachement plus sécurisant, améliorer la régulation émotionnelle, redonner davantage de paix intérieure, de clarté, de confiance, de cohérence pour vivre mieux avec soi-même et avec les autres.

Le rythme et la durée de la thérapie peuvent varier selon les personnes / la sévérité des blessures, etc.

À noter

  • IR est une « méta-thérapie » intégrative : elle prend des morceaux de plusieurs pproches (IFS, attachement, polyvagal, trauma, neurobiologie) et les fusionne dans une méthode centrée sur la relation incarnée et la sécurité physiologique. Le modèle n’est pas « juste verbal » : il intègre le corps / la physiologie.
  • Là où l’IFS reste dans le psychique, l’IR ajoute la dimention corporelle (système nerveux).
  • Là où la TTC vise l’efficacité symptomatique, l’IR travaille sur la racine relationnelle et traumatique.
  • Là où l’EMDR cible un trauma précis, l’IR s’occupe aussi de l’attachement, de la regulation globale, et peut prendre plus de temps.
  • Là où la CNV aide à communiquer au quotidien, l’IR aide à réparer des blessures profondes pour transformer durablement la relation à soi et aux autres.